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Sermon de M. l’abbé Vincent Thomas à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur,

Gricigliano, le 30 mai 2008

 

            Monsieur le Supérieur,

            Messieurs les Abbés,

            Révérende Mère,

            Très Chères Sœurs,

            Mes biens chers frères,

 

le culte du Cœur sacré de N-S remonte, comme nous savons, à plus haute antiquité. Il plonge en effet ses racines dans l’image saisissante que nous laisse s. Jean, après la crucifixion et la mort de N-S : « un des soldats lui ouvrit le côté avec la lance, et il en sortit du sang et de l’eau »[1]. C’est par ce côté percé qu’apparut le cœur de notre Sauveur.

Des monuments des catacombes chrétiennes, de Rome ou de Lyon illustrent de quelques coups de ciseaux sur le marbre, ou de pinceau sur la pierre, l’amour du Sauveur,  dont notre civilisation a toujours fait du cœur le siège. Le flot de sang qui purifie l’Eglise en en jaillissant est un thème cher aux sculpteurs des premiers siècles jusqu’à Charlemagne, et encore après.

La littérature n’a pas été de reste et il serait très long –mais très beau- de citer les Tertullien, les s. Cyprien, les s. Ambroise, les s. Augustin, sans omettre non plus les auteurs d’Orient : les saints J. Chrysostome, les saints Basile, les Grégoire de Naziance, les saints Ephrem, les saints Cyrille et beaucoup d’autres encore. Et quels accents saint Bernard et saint Bonaventure, de même que les représentants de l’école dominicaine de la même époque, n’ont-t-ils pas trouvés pour exprimer leur émerveillement. Saint François d’Assise reçut, pour sa part, le stigmate de ce cœur adorable sur sa propre poitrine. A l’époque moderne, saint Louis de Grenade et saint Pierre Canisius ont loué le Cœur divin.

            Ce sont surtout, peut être parce que les vierges peuvent mieux pressentir les mystères du cœur, ce sont surtout les tendres élans des épouses du Seigneur, cachées dans les solitudes des monastères, qui témoignent de l’intimité à laquelle elles étaient parvenues : sainte Mechtilde, sainte Catherine de Sienne, sainte Marguerite de Cortone, sainte Madeleine de Pazzi, que nous fêtions hier, et un grand nombre d’autres.

            Cependant, il semble que nulle part, dans l’iconographie, ce Cœur, objet de tant d’amour, ne soit directement représenté, ni qu’il rayonne. Partout, il est pressenti, entrevu, comme le soleil à travers les premiers feux de l’aurore. De même, les docteurs et les prêcheurs du Moyen-âge et de l’époque moderne ne songèrent pas à en répandre la dévotion. Ils en enchantent leur âme ; ils en embaument les cloîtres, mais jamais, parmi leurs travaux ou pendant leurs courses apostoliques, jamais un mot de leurs lèvres n’appelle les peuples à honorer ce Cœur adorable. L’aurore grandissait sans doute, mais l’heure où Dieu avait résolu de faire lever l’astre n’était pas encore venue. Pourquoi, vous, vierges saintes qui offriez votre vie à ce divin Cœur et rapportiez tout à Lui, n’en avez-vous jamais révélé la beauté à personne ?

Sainte Gertrude pourra nous éclairer. Un jour qu’elle demandait au bienheureux apôtre Jean pourquoi lui, qui avait eu le bonheur de reposer sur la poitrine du Sauveur, s’était tu le premier  et ne nous avait rien appris des secrets de ce Cœur adorable, il lui fut répondu que Dieu s’était réservé de les faire connaître plus tard, dans des temps de grands refroidissements, et qu’il gardait ces merveilles pour ranimer la flamme de la charité à un moment où elle serait toute refroidie et comme éteinte. Cette heure choisie par Dieu allait venir ; son sanctuaire serait celui de la Visitation.

            Il y a loin entre ce dont saint François de Sales avait d’abord rêvé, et la Visitation telle qu’elle apparaissait à tous en 1615. A chacun de ses pas dans l’organisation de son œuvre, un obstacle imprévu, invincible, l’avait obligé à modifier ses plans. « Je ne sais pas, disait saint François de Sales, pourquoi on m’appelle fondateur ; car je n’ai pas fait ce que je voulais, et j’ai fait ce que je ne voulais pas »[2]. Saint François de Sales avait voulu faire de ses filles des Marthes qui portassent la charité à tous ceux qui souffrent, soignant les plaies des âmes et des corps ; il en fit des Maries qu’il cacha à tous les regards. Il voulait faire de la Visitation une ruche active et bourdonnante ; il l’enveloppa de silence et la dédia à la contemplation, comme un sanctuaire doux, recueilli et tout intérieur. La Visitation allait devenir comme l’arche que Dieu commandait à Moïse quand il lui disait : « regarde, et construis, selon le modèle que je t’ai montré, une arche en bois d’acacia, revêtue d’or très pur au-dedans et au dehors, avec des chérubins, les ailes étendues, les yeux fixés sur le propitiatoire »[3] Une arche silencieuse, toute revêtue d’or pur au dedans, avec des chérubins en prière : voilà le sanctuaire que Dieu avait édifié lui-même. Cependant, il guidait l’intelligence de son serviteur et lui laissait entrevoir l’esprit dans lequel il voulait que la fondation grandît et que celui-ci l’organisât.

            A cet effet, N-S avait modelé le cœur du fondateur au point qu’on disait de celui-ci qu’il était une vivante image du Seigneur. Il préparait aussi pour fondatrice, la sainte qui devait également porter à un haut degré, dans la grandeur naturelle et surnaturelle de sa force, la douceur et l’humilité. « Il fut révélé à une âme éminemment gratifiée de Dieu, rapporte la Mère de Chaugy, que, lorsque saint François prononça cette haute leçon : Apprenez de moi que Je suis doux et humble de cœur, N-S avait regardé d’un regard d’amour et d’élection notre sainte Mère de Chantal. »[4] Et c’est surtout pendant les deux années où les deux saints travaillèrent ensemble à fonder la Visitation que l’on peut admirer comme ils disposèrent toutes choses pour que cet institut, « fondé sur les bases d’or de la douceur et de l’humilité »[5], devînt le sanctuaire où se reposât le Sacré-Cœur.

Au moment du départ de Mme de Chantal pour venir commencer à Annecy la fondation de l’institut, s. Fr. de Sales lui écrit un mot, afin d’animer son courage : 

« M’est avis, ma fille, que désormais nous ne demeurerons plus en nous-mêmes, mais que de cœur, d’intention et de confiance, nous nous logerons pour jamais dans le côté percé du Sauveur ».[6]

Et la veille de l’entrée :

Ma Fille, il faut que je vous dise que je ne vis jamais si clairement combien vous êtes ma Fille, que je le vois maintenant. Mais je le dis comme je le vois dans le Cœur de N-S. O ma Fille, que j’ai de désirs que nous soyons un jour tous anéantis en  nous-mêmes pour vivre tout à Dieu, et que notre vie soit cachée avec Jésus-Christ en Dieu ! Oh ! Quand vivrons nous-mêmes, mais non pas nous-mêmes, et quand sera-ce que Jésus-Christ vivra tout en nous ? Je m’en vais faire un peu d’oraison sur cela, où je prierai le cœur royal du sauveur pour le nôtre.

            Et à ses filles réunies autour de lui, dans ces premiers et doux moments de la Galerie, notre saint se représentait avec joie toutes ses filles logées à l’entour du Cœur de Jésus et lui rendant hommage comme au souverain roi des cœurs.[7] Et quelques jours plus tard, quand on disputera aux sœurs leur première petite maison, s. J. de Chantal et ses sœurs se souviendront de la vraie demeure que leur a assignée leur saint fondateur : « si les sœurs de la Visitation sont bien humbles et fidèles à Dieu, elles auront le cœur de Jésus pour demeure et séjour en ce monde »[8].

            Puisque le Cœur de Jésus doit être le séjour des filles de la Visitation, s. Fr. de Sales épuise toute son éloquence et sa piété à leur en montrer la beauté :

O ma Fille, écrit-il à l’une d’elles, si vous regardez ce cœur, il sera impossible qu’il ne vous plaise, car c’est un cœur si doux, si suave, si condescendant, si amoureux des chétives créatures, pourvu qu’elles reconnaissent leur misère, si gracieux envers les misérables, si bon envers les pénitents ! Et qui n’aimerait ce cœur royal, paternellement maternel envers nous ?[9]

O ma Fille, écrit-il à la Mère de Chantal, mettez votre cher cœur dans le côté percé du Sauveur, et unissez-le à ce Roi des cœurs, qui y est comme à son trône pour recevoir l’hommage et l’obéissance de tous les autres cœurs, et tient ainsi sa porte ouverte afin que chacun le puisse aborder et avoir audience.[10]

            Le jour de la fête de sainte Catherine de Sienne, notre saint fait allusion au miracle de l’échange des cœurs que raconte la mystique dominicaine et souhaite pour ses filles et lui, la même grâce :

Ma chère Sœur, ma Fille bienaimée, à propos de notre cœur, que ne nous arrive-t-il comme à cette bénite sainte de laquelle nous commençons la fête ce soir, sainte Catherine de Sienne, que le Sauveur nous ôtât notre cœur et mît le sien en lieu du nôtre ! Mais n’aura-t-il pas plus tôt fait de rendre le nôtre tout sien, absolument sien, purement et irrévocablement sien ? Oh ! Qu’il le fasse, ce doux Jésus ! je l’en conjure par le sien propre et par l’amour qu’il y enferme, qui est l’amour des amours. Que s’il ne le fait (oh ! Mais il le fera sans doute, puisque nous l’en supplions), au moins ne saurait-il empêcher que nous allions lui prendre le sien, puisqu’il tient encore sa poitrine ouverte pour cela. Et si nous devions ouvrir la nôtre, pour, en ôtant le nôtre, y loger le sien, ne le ferons-nous pas ?[11]

            Ainsi, ce n’est plus assez pour saint François de Sales de loger son humble petite Visitation dans le Cœur de Jésus. C’est le Cœur de Jésus qu’il veut loger maintenant dans son petit institut. Car c’est lui qui nous donne sa vie, celle qui bat en lui, sa vie divine :

il faut bien mettre son cœur en Dieu et ne point jamais l’en ôter. Il est lui seul notre paix, notre consolation et notre gloire : que reste-t-il, sinon que nous nous unissions de plus en plus à ce sauveur, afin que nous portions bon fruit ? Ne sommes nous pas bienheureux, ma chère Mère, de pouvoir enter nos cœurs sur celui du Sauveur qui est enté sur la divinité ? Car ainsi, cette infiniment souveraine Essence est la racine de l’arbre, duquel nous sommes les branches et nos amours les fruits.[12]

            Revenons, si vous permettez, quelques années en arrière. Le 10 juin 1611, et cette date est importante, saint François écrivit à sa sainte coopératrice :

Ma très chère Mère, Dieu m’a donné cette nuit la pensée que notre maison de la Visitation est par sa grâce assez noble et assez considérable pour avoir ses armes, son blason, sa devise et son cri d’armes. J’ai donc pensé, ma chère Mère, si vous en êtes d’accord, qu’il nous faut prendre pour armes un unique cœur percé de deux flèches, enfermé dans une couronne d’épines ; ce pauvre cœur servant dans l’enclavure à une croix qui le surmontera, et sera gravé des sacrés noms de Jésus et de Marie.[…]Vraiment notre petite congrégation est un ouvrage du Cœur de Jésus et de Marie. Le Sauveur mourant nous a enfanté par l’ouverture de son sacré Cœur.

La date de cette lettre est importante car c’était cette année-là le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, c’est-à-dire le jour qui deviendra par décision de Clément XIII en 1765 la fête du Sacré-Cœur, ratifiant la demande de N.-S. à sainte Marguerite-Marie en 1675 : « je veux qu’il y ait, le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, une fête solennelle, dans l’Eglise tout entière, en l’honneur de mon divin Cœur. » Aussi saint François pouvait-il dire plus tard :

Les religieuses de la Visitation, qui seront si heureuses de bien observer leurs règles, pourront véritablement porter le nom de filles évangéliques, établies en ce dernier siècle pour être les imitatrices du Cœur de Jésus dans la douceur et dans l’humilité, base et fondement de leur Ordre, qui leur donnera le privilège et la grâce incomparable de porter la qualité de Filles du Sacré-Cœur de Jésus.[13]

            Filles du Sacré-Cœur de Jésus ! La Visitation est devenue un ordre contemplatif, et c’est dans le Cœur de Jésus que se fera cette continuelle contemplation. L’oraison sera de simple regard et de repos en Dieu, mais par et dans le Sacré-Cœur. saint François invite donc ses filles à « dormir sur la sacrée poitrine du Sauveur, ce qui vaut mieux que de veiller ailleurs. »[14] Dans cette contemplation, le prochain n’est oublié ; mais il n’est vu que dans le cœur de Jésus et comme à travers sa poitrine sacrée. « Là, disait-il, qui ne l’aimerait, ce cher prochain ? Qui ne supporterait ses défauts ? Oui, il est là, dans la poitrine du Sauveur ; il y est si aimé et tant aimable que l’Epoux meurt d’amour pour lui. »[15] Toutes les règles procèdent  de la même pensée et conduisent au même but : vivre sous l’obéissance du cœur de Jésus pour ravir le cœur de Jésus. Aussi saint François affectionne-t-il tant la douceur et l’humilité : ce sont les vertus du cœur de Jésus. Sainte Jeanne de Chantal écrivait ce mot d’ordre à une supérieure, et par elle c’est à nous aussi qu’elle s’adresse : [changer de ton] « ces paroles de N.-S. : Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur : elles sont la moelle et la vie de notre vocation ».[16]

            Guidés par de tels maîtres spirituels, aussi humbles et doux que forts et persévérants, nous ne nous étonnerons pas que la Visitation d’Annecy abrite un culte intime, tendre et profond, que Dieu récompense par des grâces extraordinaires.

Ainsi, un jour que la sœur  Anne-Marie Rosset se rendait à l’oratoire du noviciat, au moment où elle voulait, selon sa coutume, baiser en passant les pieds d’un grand crucifix qu’on conserve encore aujourd’hui : « il me sembla, rapporte-elle à la Mère de Chantal, que mon Jésus se baissa de lui-même vers moi, et que ma bouche, qui était sur la plaie de son pied, se trouva sur celle de son côté et attira mon cœur si fort dans le sien, que je ne peux exprimer ce que j’éprouvai, ni ce qui se passa en moi dans cet emportement de mon cœur dans le sacré Cœur de mon Jésus ».[17]

Dans les fondations de la Visitation, à Melun, à Turin, dans les deux couvents de Lyon, à Chartres, à Périgueux, à Amiens, des prodiges similaires se produisirent, parce que partout le même amour battait pour le même cœur.

Il y a ainsi, presque dans toutes les Visitations, des religieuses de haute sainteté favorisées des plus vives lumières sur le Sacré-Cœur. Cependant, on n’aperçoit nulle part la moindre tentative pour propager cette dévotion. Le culte est tout individuel, tout intime, sans manifestation extérieure. Pas une religieuse ne pense à le communiquer et à le répandre au dehors. C’est que l’heure de Dieu n’était pas encore arrivée. Et pour le mettre plus encore en évidence, il est frappant de constater que c’est à Paray que N-S révéla son Cœur. Or la Visitation de Paray semble n’avoir connu chez aucune de ses religieuses cette dévotion. Ce qui est plus remarquable encore, c’est que celle-ci semblait plus étrangère encore à sainte Marguerite-Marie qu’à ses Sœurs en religion. Elle avoue elle-même que ses yeux ne s’étaient jamais portés de ce côté avant le jour où N-S, tirant le voile, lui présenta son Cœur adorable et lui ordonna de le montrer au monde et de le lui faire adorer.

N-S se montra à elle passionné d’amour pour les hommes et voulant les tirer à tout prix de l’abîme de la perdition. Jusqu’alors, les moyens ordinaires avaient suffi. Mais dans le triste état où était le monde, Jésus ne pouvait plus contenir dans son cœur les flammes de cette ardente charité qui veut sauver tous les hommes. Son côté percé s’entrouvrait ; son Cœur aspirait à en sortir ; et lui qui ne s’était encore montré que dans les solitudes à des âmes choisies, il voulait maintenant se montrer aux foules, et essayer si, en révélant les secrets jusque là voilés de son amour, il parviendrait à fondre les glaces qui engourdissaient le peuple chrétien. Mais il réclamait aussi, parce qu’il était offensé de tant d’indifférence et d’ingratitude de la part des hommes pour qui il donné sa vie, il réclamait aussi une amende honorable, une expiation pour tous les crimes du monde, et une consolation pour son cœur délaissé. Il appelait des âmes généreuses à venir compenser au pied de ses autels le mépris de celles qui ne l’aimaient pas et à suppléer aux hommages froids de tous ceux dont l’amour est lâche et sans force, ce qui lui cause beaucoup de peine, particulièrement venant des âmes qui lui sont consacrées. Enfin, il lui promettait qu’il répandrait avec abondance les influences de son amour sur tous ceux qui lui rendront cet honneur.

« Mais, Seigneur, comment ferai-je ? » fut le cri de la sainte. C’est souvent le nôtre aussi. [changer de ton] « Tiens, lui dit-il, voilà de quoi suppléer à tout ce qui te manque. Et en même temps, continue Marguerite, ce divin Cœur s’étant ouvert, il en sortit une flamme si ardente que je pensai en être consumée.»[18] Saint François de Sales nous rassure, nous aussi :

Que Dieu vous regarde avec amour, vous n’avez nul sujet d’en douter, nous dit-il ; car il voit amoureusement les plus horribles pécheurs du monde, pour peu de vrais désirs qu’ils aient de se convertir. Et, dites moi, n’avez-vous pas l’intention d’être à Dieu ? Ne voudriez-vous pas le servir fidèlement ? Et qui vous donne ce désir et cette intention, sinon lui-même en son regard amoureux ? D’examiner si votre cœur lui plaît, il ne faut pas le faire, mais au contraire si son cœur vous plaît ; et si vous regardez son cœur, il sera impossible qu’il ne vous plaise, car c’est un cœur si doux, si suave, si condescendant, si amoureux des chétives créatures, pourvu qu’elles reconnaissent leur misère, si gracieux envers les misérables, si bon envers les pénitents ! Et qui n’aimerait ce cœur royal, paternellement maternel envers nous ?[19]

        Au nom du Père…


[1] Jn. ch. 19, 34.

[2] Mgr Camus, Esprit de s. François de Sales, Migne, tome 2, p. 78.

[3] Exode, ch. 25, 10-21.

[4] Le Cœur de sainte Jeanne de Chantal, tente et une considérations, publiées par la Visitation d’Annecy, p61. Cité dans l’Histoire de la bse Marguerite-Marie, de l’abbé Bougaud, p.211 (5ème éd.)

[5] Mgr Camus, Esprit de s. François de Sales, Migne, tome 2, p. 399.

[6] Lettre du 24 avril 1610.

[7] Lettre du 5 juin 1610.

[8] Lettre à un ecclésiastique, sept. 1617. Cf.S. la lettre 576, à la baronne de Chantal, (tome 14 des O. C., p. 253) :

« Je ne sais où vous serez ce carême selon le corps ; selon l’esprit, j’espère que vous serez dans la caverne de la tourterelle et au côté percé de notre cher Sauveur. Je veux bien m’essayer d’y être souvent avec vous ; Dieu, par sa souveraine bonté, nous en fasse la grâce. Hier je vous vis, ce me semble, que, voyant le côté de N-S ouvert, vous vouliez prendre son cœur pour le mettre dans le vôtre, comme un roi dans un petit royaume ; et, bien que le sien soit plus grand que le vôtre, si est-ce qu’il le raccourcirait pour s’y accommoder. Que ce Seigneur est bon, ma chère Fille ! Que son cœur est aimable ! demeurons-là, en ce saint domicile ; que ce cœur vive toujours dans nos cœurs, que ce sang bouillonne toujours dans les veines de nos âmes. »

[9] Lettre 1402, du 18 fév. 1618, à la Sœur de Blonay, maîtresse des novices à la visitation de Lyon, O.C. tome 18, p. 171

[10] Lettre 942, à la Mère de Chantal, 1613, O. C., tome 16, p. 123

[11] Lettre 681, à la Mère de Chantal, 1611, O. C., tome 15, p. 47

[12] Lettre à la Mère de Chantal, 1618, O. C., tome 18, p. 320

[13]Sentiments de s. François de Sales sur le Sacré-Cœur, p. 194, cité dans l’Histoire de la bse Marguerite-Marie, de l’abbé Bougaud, p.215 (5ème éd.)

[14] Cité dans l’Histoire de la bse Marguerite-Marie, de l’abbé Bougaud, p.217 (5ème éd.)

[15] Entretien 12ème : De la simplicitéO. C., tome 6, p. 219 in fine. 

[16] Lettre à la Sœur de Blonnay. Migne, tome II, p. 1069, cité dans l’Histoire de la bse Marguerite-Marie, de l’abbé Bougaud, p.218 (5ème éd.)

[17] Vie de la Mère Anne-Marie Rosset, par la Mère de Chaugy, cité dans l’Histoire de la bse Marguerite-Marie, de l’abbé Bougaud, p.225 (5ème éd.)

[18] Mémoire des révélations, écrit par s. Marguerite-Marie sur l’ordre de ses Supérieurs, p. 327-328. Cité dans l’Histoire de la bse Marguerite-Marie, de l’abbé Bougaud, p.244 (5ème éd.)

[19] Lettre 1402, à la Sœur de Blonay, maîtresse des novices à la visitation de Lyon, O. C., tome 18, p. 171