ICRSP

 

Saint François de Sales

Trévise, Visitation, le 29 janvier 2010

Sermon de Mgr Gilles Wach, Prieur Général

 

Samson avait tué un lion dont il laissa le cadavre dans les champs. Quelque temps après, passant au même endroit, il aperçut dans la gueule de l’animal un rayon de miel, et il se mit à dire : « C’est du fort qu’est sortie la douceur ».

Depuis bientôt quatre siècles que de ce monde a disparu un grand saint dont la gloire n’a cessé de croître avec le temps, l’Eglise de Dieu, pour célébrer sa mémoire, pour recommander aux âmes la beauté de sa vie et la suavité de sa doctrine, lui a appliqué les paroles que vous venez d’entendre.

Qu’y a-t-il de plus fort que le lion ? Quid fortius leone ? Qu’y a-t-il de plus doux que le miel ? Quid dulcius melle ? Saint François de Sales ne voulait pas qu’on le louât pendant sa vie ; il l’avait défendu à son plus cher et intime ami, l’évêque de Bellay : mais maintenant qu’il est au ciel et qu’il règne avec Dieu, dans les splendeurs éternelles, c’est un devoir pour nous de relever sa vertu, et d’en faire ressortir l’incomparable éclat.

C’est ce que je vais essayer de faire avec vous ce matin, près de son cœur, dans ce cher monastère de la Visitation de Trévise.

Assurément, ma parole ne saurait être à la hauteur d’un tel sujet. Plaise à Dieu cependant qu’elle vous édifie et qu’elle vous porte au bien, en vous montrant dans saint François de Sales la force jointe à la douceur, la force qui donne la victoire dans les combats d’ici-bas, la douceur qui est la plus belle et la plus exquise manifestation de Jésus-Christ dans le monde.

I. Quand on parle de saint François de Sales, c’est presque toujours pour rappeler la tendresse de son âme, cette infinie bonté qui l’inclinait à soulager toutes les misères et toutes les douleurs. Certes, je ne nie pas que le trait saillant de sa vie, la vertu qui brille et qui resplendit en lui, ne soit la douceur. Mais il faut bien le dire, il n’a été si doux et si tendre que parce qu’il a été fort.

Vous savez bien, mes frères, comment l’Esprit-Saint a défini sa vie : c’est un combat, militia est ; c’est un combat de tous les jours et de toutes les heures ; c’est un combat où il n’y a jamais ni trêve ni repos ; c’est un combat où on est obligé de vaincre, militia est vita hominis super terram.

Or, dans ce combat, pour être vainqueur, il faut de la décision, de la vigueur et de l’énergie.

Le plus grand péril pour un chrétien, en quelque condition qu’il se trouve, évêque, prêtre, religieuse ou simple fidèle, serait d’avoir un cœur sensible sans posséder une âme virile.

Est-ce qu’en effet, dans cette guerre à outrance, trompé par les émotions qu’il ressent, amené peu à peu, sous le couvert de la charité, à d’imprudentes concessions, ne serait-il pas exposé aux plus tristes défaillances ? surtout en notre siècle où la sensibilité -qu’il faudrait appeler plutôt de la sensiblerie- règne en maître.

Qu’on vante la douceur inaltérable de saint François de Sales, cela est vrai et bien, mais je demande qu’on dise aussi que nul n’a été plus fort et plus vaillant que lui.

Prenez sa vie, mes très chers amis ; lisez-la avec soin, étudiez-la dans les moindres détails, et tout de suite il s’en dégagera cette impression que, soldat intrépide, il est demeuré toujours sur le champ de bataille.

Et contre qui eut-il donc à lutter et à combattre ?

Mais c’est d’abord contre lui-même, contre les tendances et les inclinations de la pauvre nature humaine.

Les historiens nous apprennent que les premiers mots qu’il prononça, à l’âge de trois ans, furent ceux-ci : « Dieu et ma mère m’aiment bien ».

Voilà bien le cri d’un cœur tendre et affectueux. Mais écoutez cet autre cri, lancé quelques années plus tard, où se révèle une volonté bien trempée : « Mon Dieu, je me donne à vous, et je renonce pour vous à tout ce qui est de ce monde ».

Sa jeunesse se passa dans l’étude. Son père l’envoie successivement à La Roche, à Annecy, à Paris, à Padoue. Partout il fait l’admiration de ses condisciples et la joie de ses maîtres. Il est arrivé à l’âge des passions ; il porte en lui, et il trouve autour de lui tous les genres de séduction.

Que va-t-il devenir ? Ah ! mes frères, ne craignez rien pour sa vertu.

Il engage contre ses passions, contre le monde, une lutte acharnée. Deux choses le soutiennent et le rendent fort.

1. C’est le souvenir de sa mère, de cette sainte femme qui lui avait dit, en le quittant, comme autrefois Blanche de Castille à saint Louis : « O mon enfant, que je vous aime ! Mais si je devais apprendre, quand vous serez à Paris, que vous dussiez jamais commettre un péché mortel, j’aimerais bien mieux appendre la mort de votre corps que la mort de votre âme. »

2. Et puis, c’est un petit livre qui ne le quitte jamais ; c’est le Combat spirituel qu’il lit chaque jour, et où il puise tous les enseignements et tous les conseils qui font les saints.

Un jour –il avait à peine dix-sept ans– le noble jeune homme jette un regard sur tout ce que le monde pouvait lui offrir de plus brillant ; et tout cela, il le méprise, il le dédaigne, et il s’en va à Saint-Etienne-des-Grès, il s’agenouille au pied de l’autel de Marie, et là il fait le vœu de chasteté, et ce vœu il le renouvela plus tard à Padoue et à Notre-Dame de Lorette.

N’estimez-vous pas que c’est là un acte de vigueur ? Avant même qu’il ne se prépare au sacerdoce, ce corps que Dieu lui a donné, il l’immole à sa gloire, il le lui sacrifie et il dit cette grande parole dont les âmes vaillantes sont seules capables : « Seigneur, je renonce aux plaisirs de la terre, et je jure de garder la chasteté : Voveo castitatem ».

Ce n’est pas tout. Il n’y a pour lui de cœur pur que celui qui vit tout à fait de la grâce, de la vie divine. Et pour avoir cette pureté, il accepte toutes les souffrances, il s’impose tous les renoncements.

« O mon Dieu, s’écrie-il, si je savais qu’il y eût dans mon cœur un seul petit fil qui ne fut pas de vous, à vous et pour vous, je l’en arracherais tout de suite ».

Vainqueur de lui-même, il ne fut pas moins heureux contre le démon. On ne saura jamais tout ce que Satan, qui attaque de préférence les âmes les plus saintes, entreprit pour le perdre. Mais il tint toujours bon.

Une seule fois, il pensa succomber, tant l’assaut qu’il dut subir était violent. C’était une horrible tentation de désespoir ; il se croyait damné et à tout jamais voué aux supplices de l’enfer. Sa santé dépérissait ; son visage avait la pâleur de la mort ; ses yeux se creusaient…

Après avoir mené une vie angélique, allait-il donc perdre tout d’un coup le fruit et le mérite de tant de prières et de tant de vertus ? Ecoutez les gémissements qui s’exhalent de son âme : « O mon Dieu, si je ne dois pas être admis à vous aimer dans le ciel, du moins faites que je vous aime en ce monde ! »

Plusieurs mois, il demeura ainsi, dans cet état affreux. Mais un jour, n’y tenant plus, il alla de nouveau à Saint-Etienne-des-Grès, invoquer la Vierge Marie ; il lui confia sa peine, il lui ouvrit son cœur, il lui parla avec tout l’abandon qu’un enfant marque à sa bonne et tendre mère.

Comment Marie aurait-elle pu résister à de tels accents ? Il se releva guéri et consolé. Le démon était vaincu ; l’amour avait été plus fort que l’enfer.

Voici maintenant une autre lutte, lutte cruelle où son obéissance et sa piété filiale vont être mises à rude épreuve. Il a vingt-cinq ans ; il s’est acquis une brillante réputation de savoir et de vertu.

Sa famille est justement fière de lui ; et à son retour d’Italie, son père l’entretient de tout ce qu’il a projeté pour son avenir. Une belle fortune, une alliance magnifique, une place honorable et enviée, c’est là ce qui lui est destiné.

Mais François de Sales, je vous l’ai dit, s’était donné à Dieu, et il avait lu dans l’Evangile cette parole de Jésus-Christ : « Celui qui aime son père et sa mère plus que moi, celui-là n’est pas digne de moi ».

Aussi il ne saurait hésiter, la voix de la foi parle plus haut que la voix du sang. Son courage s’anime ; il triomphe de sa timidité naturelle, il se jette aux pieds de son père : « Mon père, lui dit-il, permettez que je n’accepte point les offres de votre tendresse ; j’ai promis à Dieu d’être prêtre… » Le comte s’irrite d’une telle réponse ; il repousse ce fils si soumis, si humble, qui pleure à ses genoux. Il lui reproche d’affliger sa vieillesse. Jamais, s’écrit-il, je ne vous accorderai de faire ce que vous souhaitez.

Vous pensez, chers amis, si le combat qui s’éleva dans l’âme de saint François de Sales fut violent ; mais il demeura ferme. Il supplia seulement sa sainte mère de l’aider, et cette héroïque femme, refoulant les larmes de son cœur, ne craignit pas de menacer son mari de la colère du ciel s’il persistait dans son refus. La victoire était gagnée ; le vieux gentilhomme céda ; et plus tard, avant de mourir, voulant encore accuser toutes les fautes de sa vie, et en obtenir le pardon de Dieu, c’est à son fils qu’il se confessa ; c’est de ce fils, devenu sa joie la plus douce, qu’il reçut les derniers sacrements et qu’il entendit la parole qui ouvre le ciel.

Devenu prêtre, admis à l’honneur de sacrifier le corps et le sang de Jésus-Christ, il puise dans les grâces du sacerdoce dont son âme est remplie, un accroissement de force. L’hérésie désole le Chablais et les pays voisins. Qui donc ira attaquer l’erreur au centre même de son empire ? Qui donc ira la confondre, la démasquer ? Qui donc l’obligera à reculer devant la vérité ?

Tout jeune, saint François de Sales, affligé des progrès du protestantisme dans la Savoie, disait à ses condisciples et amis : « Pourquoi ne se trouve-t-il pas de David pour couper la tête à ce Goliath ? »

Eh bien, c’est à lui qu’échoit cette glorieuse mission. Son évêque le désigne, et il part joyeusement à la conquête des âmes.

Des hauteurs où on a bâti le fort des Allinges, il jette un regard sur le vaste territoire qu’il doit évangéliser. Il tombe à genoux, il pleure comme autrefois le Sauveur sur les ruines de Jérusalem : « O Genève ! ô Chablais ! s’écrie-t-il, convertis-toi au Seigneur ton Dieu ! »

Puis il se relève, et s’adressant à ses compagnons : « Allons, leur dit-il, allons généreusement ! »

Ce mot, ce cri du courage et de l’amour, il le dira et le répètera chaque jour, pendant trois longues années de luttes et de souffrances. Il s’avance, mais le désert se fait sur ses pas, c’est la solitude, c’est la ruine, toutes les portes se ferment, on lui refuse même un morceau de pain.

Il va à Thonon où il ne reste plus que sept catholiques. Il les réunit dans une pauvre chapelle ; il les fortifie de ses paroles et de ses exemples ; puis il entreprend les hérétiques.

Ah ! comment raconter cette lutte héroïque ? Comment redire ces voyages incessants, au milieu des neiges et des glaces, à travers les montagnes, manquant de tout, n’en pouvant plus de fatigue, mais marchant toujours, prêchant et confessant la nuit aussi bien que le jour, ne craignant rien, ni les embûches des hommes, ni la dent des bêtes féroces, rampant, chaque matin pendant trois mois, au péril de sa vie, sur une pièce de bois qu’on a jetée sur un torrent, pour pouvoir célébrer la sainte messe et mêler ses douleurs et ses larmes aux douleurs et au sang de Jésus-Christ ?

On attente à sa vie ; il n’y prend garde. Le gouverneur des Allinges lui offre des soldats pour le protéger. « Non, dit-il, on n’est jamais seul quand on a le Christ pour compagnon ».

Et c’est ainsi qu’avec ses seules forces, appuyé sur la grâce divine, il travaille à la conversion du Chablais.

Il a semé dans la souffrance et l’angoisse, mais maintenant quelle riche et abondante moisson mûrit dans ces plaines si longtemps stériles !

Toute la région ne comptait pas cent catholiques ; le petit troupeau des premiers jours a grandi, l’hérésie est vaincue ; l’armée du mal et de l’erreur est passée presque tout entière sous les drapeaux du Christ ; et François de Sales en quittant la terre qui naguère lui arrachait des larmes, y laisse soixante-douze mille catholiques !

 

Elevé à l’épiscopat, François de Sales continue sa vie de sacrifice. Un évêque, c’est l’homme fort par excellence ; car il est établi de Dieu pour régir les fidèles, marcher à leur tête, recevoir les premiers coups, et verser, s’il le faut, jusqu’à la dernière goutte de son sang pour défendre le troupeau.

Je n’ai pas besoin de vous dire, mes chers amis, à quelle perfection s’éleva la vertu du pieux évêque de Genève.

- Il fut fort au milieu des honneurs. Les dignités sont quelquefois plus redoutables à porter que les fatigues et les humiliations.

La France lui fit des avances. Henri IV lui avait voué une grande et sincère amitié ; il s’employa même à le faire nommer cardinal.

Paris, Dijon, Lyon, et bien d’autres villes se le disputaient ; elles l’honoraient et elles l’écoutaient comme un apôtre et un envoyé de Dieu.

Mais plus saint François de Sales se sentait vénéré des grands et des petits, des rois et des sujets, plus il s’enfonçait dans l’humilité, plus il se pénétrait de son néant, et il ne permit jamais à son âme de s’arrêter à aucune des louanges dont il était l’objet et qu’il faisait monter jusqu’à Dieu.

 

- Il fut fort contre la calomnie.

Hélas ! il n’y a guère de saints qu’elle n’ait essayé de flétrir. François de Sales si doux, si humble, si parfait, ne fut point épargné. C’est dans le creuset que l’or se purifie. Rien ne grandit une âme et ne la détache d’elle-même comme les attaques des méchants.

Il se trouva des hommes assez pervers pour l’accuser et le dénoncer. La haine est fertile en inventions ; ils imaginèrent tous les moyens pour ternir sa réputation et perdre son honneur.

Mais François de Sales, qui voulait imiter en tout Jésus-Christ, garda toujours le silence. Il avoua que parfois tout son sang bouillonnait, toute son âme se révoltait, mais jamais il ne céda à l’indignation, et il eut l’héroïque courage, en se domptant lui-même, de tout pardonner à ses ennemis.

 

- Il fut fort contre la souffrance.

Non seulement il ne la redoutait point, mais il l’appelait, il la désirait. Je vous ai parlé, mes chers amis, de tout ce qu’il a enduré, pendant sa mission du Chablais ; il aurait voulu subir le martyre. C’est une grâce qu’il avait demandée à Rome, au tombeau de saint Pierre et dans les catacombes.

Mais Dieu ne permit pas qu’il répandit son sang pour la foi.

 

- Enfin, il fut fort contre la mort.

Il la sentait venir, avant l’âge, et il se tenait prêt. Je ne m’afflige point, dit-il un jour à un de ses amis, mais je suis aux écoutes pour entendre quand l’heure du départ sonnera.

Cette heure approchait, et elle sonna pour lui dans un voyage qu’il fit à Lyon. Regardez-le étendu sur son lit d’agonie, dans une petite et pauvre chambre du jardinier du couvent de la Visitation.

Il a dit encore la messe le matin, ses lèvres sont empourprées du sang de Jésus-Christ. Il est tout joyeux ; il sourit à tous ceux qui l’entourent. On le presse de faire la prière de saint Martin : « Seigneur, si je suis encore nécessaire, je ne refuse pas le travail ! »

Mais il ne le veut pas ; il laisse entendre qu’il est un serviteur inutile et que Dieu ni son peuple n’ont besoin de lui.

Son sacrifice est fait ; il a hâte de quitter ce monde ; il a brisé tous les liens qui pouvaient le retenir ici-bas.

Il salue la mort, il l’appelle son amie, il la bénit, et quand son âme, dans un suprême effort, en la fête des saints Innocents, a réussi enfin à s’échapper de sa prison, c’est pour s’élancer au ciel et y chanter à jamais, au pied du trône de Dieu, le cantique du triomphe et l’hymne de la victoire.

Qu’y a-t-il de plus fort que le lion. Quid fortius leone ? Ah ! voilà bien le cri qui doit jaillir du fond de nos âmes, en ce moment. Non, je ne sais rien de plus fort, de plus généreux, de plus intrépide, de plus héroïque que l’évêque de Genève, saint François de Sales ; et j’ajoute : je ne sais rien en même temps de plus doux, parce qu c’est du fort qu’est sortie la douceur, de forti egressa est dulcedo.

 

II. Parce qu’il était fort, François de Sales fut tout détrempé de douceur et de suavité. Sainte Jeanne de Chantal, cette admirable sainte, cette femme forte, que Dieu avait mis sous sa direction, et avec qui il fonda l’ordre de la Visitation, a dit de lui : « Jamais a-t-on vu un cœur si doux, si humble, si gracieux et affable qu’était le sien ! »

Ce témoignage est celui de tous ses contemporains, de tous ceux qui ont eu le bonheur de le voir, de l’approcher et de l’entendre. C’est aussi le témoignage de l’histoire et aujourd’hui après bientôt quatre cents ans écoulés, il suffit de prononcer son nom pour qu’aussitôt nous nous représentions le plus aimable des saints.

Sans doute saint François de Sales se rappela cette adorable leçon que Jésus-Christ donna un jour à ses disciples : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ! »

Un jour, on accusait sa douceur d’être excessive. Ah !, répondit-il en suivant l’exemple du Sauveur, on n’a rien à craindre ; les âmes se gagnent par l’amour et non par une extrême rigueur ; et nous ne devons pas seulement être bons, mais très bons.

On raconte que saint Vincent de Paul, élève et disciple de François de Sales, après un entretien qu’il eut avec lui, ne put s’empêcher de s’écrier : « Mon Dieu, que vous devez être bon puisque François de Sales est si bon ! »

 

C’est par ces mots que je terminerai, car il résume admirablement tout ce discours. Oui, mes très chers amis, Dieu est bon, Il est la bonté infinie, c’est Lui qui a versé dans l’âme des saints toutes les grâces, qui en sont le plus riche ornement et la plus belle parure. Dieu est bon ! Adorons-Le, bénissons-Le, remercions-Le, aimons-Le !

Dieu est bon !

Il nous a donné son Fils, il nous a donné la Vierge Marie, notre Mère, Il nous a donné la sainte Eglise, Il nous a donné des légions de saints, Il nous a donné saint François de Sales.

 

O grand saint, ma parole est impuissante à prononcer la bonté de Dieu, mais votre vie tout entière, mais vos œuvres, mais vos écrits, ces livres que vous nous avez laissés et où vous avez mis tout votre cœur, l’attestent et l’exaltent dans le monde !

Maintenant que vous êtes dans la gloire et que vous brûlez des feux de la divine charité, obtenez-nous par vos prières –c’est la grâce que nous vous demandons en ce jour- d’être forts comme un lion pour être doux comme le miel, afin d’aimer assez ce Dieu si bon, pour qu’au sortir de cette vie nous soyons admis à chanter avec vous dans le Ciel les hymnes et les cantiques de l’éternel amour.

Ainsi soit-il.