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Sermon prononcé pour la fête de Saint Thomas d’Aquin, 8 mars 2004,
par M. l'abbé Lefèvre, Vice-Recteur et Préfet des Études.

 

            Tout d’abord, je remercie Monseigneur qui me fait l’honneur de prêcher pour fêter celui qui, aujourd’hui, fait toute la joie de notre âme : merci, Monseigneur, pour cette faveur qui me touche profondément !

Pour commencer les réjouissances, je vous invite à fermer les yeux pendant quelques instants. Tournons nos yeux de la Foi vers le ciel. Que voyons-nous dans le paradis des bienheureux ? Nous y voyons Notre-Seigneur siégeant sur son trône de gloire. A sa droite : sa mère glorieusement régnante ; toute ravissante de beauté ; sur sa tête, Jésus a posé une couronne de douze étoiles car elle est la Reine de toute l’immense cour céleste. En effet, l’Eglise triomphante est composée par des myriades et des myriades d’anges parfaitement rangés en ordre hiérarchique.

Les saints dans ce Paradis de bonheur sont également des milliers et certains parmi eux occupent une place d’honneur : ce sont les saints auréolés[1] parmi lesquels il faut compter de façon toute particulière celui qui a une étoile resplendissante sur la poitrine et demeure ange parmi les anges ; celui que les Papes ont déclaré « Doctor angelici »[2],« Doctor Ecclesiae »[3], « le défenseur spécial et l'honneur de l'Église »[4], « le Patron universel de toutes les écoles catholiques »[5], mieux encore : le « Doctor communis »[6], le « guide et le modèle des études théologiques» [7] : j’ai nommé notre bienheureux frère Thomas d’Aquin.

Ce saint, nous le vénérons pour l’éclat de son intelligence, nous l’admirons pour la pureté de ses vertus, nous l’aimons très intensément parce qu’il est aussi l’un de nos saints Patrons dans la famille, notre frère aîné très aimé, et même le bienheureux père de notre vie intellectuelle.

Parmi les saints auréolés du Paradis, saint Thomas est très bien placé parce qu’il s’est acquis une double auréole : celle des vierges et celle des docteurs.

Jésus, sur le point de remonter vers son Père, rassembla une dernières fois ses Apôtres et il leur dit solennellement : « Toutes puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit... »[8] Par ces paroles, Notre-Seigneur laissa à toutes les nations un Magistère souverain chargé de garder le Dépôt sacré de la Révélation et de l’enseigner avec autorité.

Le Code de Droit canonique rappelle avec force que le premier de tous les docteurs dans l’Eglise aujourd’hui et toujours, c’est le Pape lui-même, surtout lorsque celui-ci « en vertu de sa charge de Pasteur suprême de tous les fidèles » « proclame par un acte décisif une doctrine à tenir sur la foi ou les mœurs »[9], il est même en ce cas docteur infaillible.

           Les évêques eux aussi doivent être docteurs et les témoins authentiques de la foi dans leur diocèse. Ils le sont après le Pape lorsqu’ils sont réunis en concile dogmatique. Ils peuvent et doivent l’être aussi lorsque « dispersés à travers le monde, gardant le lien de la communion (…) avec le successeur de Pierre, [ils] enseignent authentiquement en union avec ce même Pontife Romain ce qui concerne la foi ou les mœurs » et ce, en conformité et continuité avec la doctrine traditionnelle.

           En docteur très éclairé, et déjà contre la conception erronée de la collégialité dans l’Eglise, saint Thomas enseignait : « Papa, qui est loco sancti Petri, habet plenariam potestatem, alii vero ab ipso »[10], « c’est le Pape qui tient la place de saint Pierre et qui seul possède la plénitude du pouvoir ; les évêques n’ont leurs pouvoirs que par lui », « Papa habet plenitudinem pontificalis potestatis, quasi rex in regno…»[11] Le pape seul a la plénitude du pouvoir pontifical, il est roi dans le royaume de Jésus. « C’est à saint Pierre qu’a été donné singulièrement le pouvoir de remettre les péchés ; de telle sorte que c’est lui avant tous les autres qui a le pouvoir de juridiction » et tous les évêques et cardinaux ne l’ont que par lui.[12] Les docteurs : ce sont donc tout d’abord le Pape puis les évêques lorsqu’ils sont unis au Pape en son magistère ordinaire et universel. Ce sont aussi secondairement dans l’Eglise enseignée les théologiens et professeurs diplômés au service de l’Eglise dans les dicastères de Rome, dans les chaires d’université et dans les séminaires.

La vocation du théologien, serviteur de l’Eglise, Notre-Seigneur la définit dans l’Evangile du commun des docteurs : « Vos estis sal terrae », « vos estis lux mundi ». Et précisons que cet enseignement du maître sur la mission du docteur fut donné à l’intérieur même du Sermon sur la montagne tel qu’il nous est rapporté par saint Matthieu dans le chapitre 5ème.

Saint Thomas l'interprète en écrivant : « Jésus monte sur la montagne afin de montrer que le docteur qui enseigne doit lui même s’élever auparavant à une vie éminente, dans la pratique des vertus.[13]

Jésus nous donne avec les sept béatitudes la voix de perfection, Jésus enseigne sur le haut de cette montagne parce qu’il possède à un degré suréminent la sainteté des sept béatitudes. Saint Thomas d’Aquin, après le Maître peut lui même enseigner avec autorité parce qu’il possède aussi à l’imitation du Seigneur les vertus de façon éminente.

Le saint Docteur a vécu toute sa vie dans l’esprit de ces sept béatitudes et je ne retiens présentement  parmi toutes ses vertus que celle de son humilité et de sa douceur : « Beati pauperes spiritu ». Jésus fut doux et humble de cœur ; saint Thomas le fut aussi à l’imitation de son Maître.

J’en ai pour preuve trois anecdotes :

Lorsqu’il était encore jeune élève, il avait l’humilité de se taire au milieu des débats sans fin. Il a fallu que son répétiteur à Cologne s’embrouille et que Thomas lui fasse la charité de l’aider pour que -comme par miracle- sa langue se délia et que son Maître Albert le grand fût averti de l’existence d’un génie dans l’école.[14]

Un peu plus tard, saint Albert eut confirmation de l’existence de cette science extraordinaire de son disciple grâce à un morceau de papier que saint Thomas par mégarde laissa tomber devant sa porte ; un élève ramassa ce papier ; le fit lire à saint Albert qui alors fut fixé sur ce qu’il devait penser de ce « bœuf muet ». Le petit papier contenait quelques notes qui dévoilaient à merveille une puissance intellectuelle absolument prodigieuse. Après l’événement, Thomas fut contraint de sortir de sa taciturnité pour assister son maître dans son enseignement.

Pour admirer cette humilité du saint, il faut aussi se rappeler qu’à Paris lorsque ses supérieurs lui annoncèrent qu’il avait été choisi pour la dignité de magister actu regens, il se récusa fermement et il fallu un ordre de ses supérieurs pour lui faire accepter ce choix. Ce soir-là dans sa cellule, il pleura longuement, comme saint Pie X au jour de son élection au souverain pontificat.

C’est sans aucun cette humilité du saint qui lui valut d’obtenir du ciel la sagesse don du Saint Esprit, car il est écrit : « Deus superbis resistit, humilibus autem dat gratiam. »[15] Nous vous bénissons, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché le trésor de votre sagesse aux sages et aux prudents, et de l’avoir ainsi révélé à notre Docteur angélique si aimable en son humilité.»[16]« Beati mites quoniam ipsi possidebunt terram ». Oui, le bon saint Thomas était si doux qu’il n’osait guère contrarier ses confrères, mêmes les plus humbles.

            On raconte qu’un jour au couvent de Bologne, un frère dominicain en voyage cherchait un frère pour être accompagné dans sa sortie en ville : ce frère de passage ne connaissait pas saint Thomas, aussitôt vu, il lui demande de l’accompagner ; Thomas n’offrit aucune résistance, il acquiesça aimablement. Mais il arriva que le frère en question était fort empressé et marchait avec une telle allure que Thomas ne pouvait suivre (et on sait pourquoi[17]). Le frère se mit alors à le réprimander sans cesse. Saint Thomas tout en sueur s’excusait humblement. Mais dans la ville, certains reconnurent le Docteur, on avertit aussitôt le frère de sa méprise, il dut alors platement se confondre en mille excuses : frère Thomas, déjà à ce moment le plus illustre des Docteurs du temps, celui que les Papes et tous les princes de la terre consultaient sur les plus difficiles questions, cet homme élevé à une si haute dignité n’avait pas cru bon refuser ce qui ordinairement était demandé au plus humbles des frères convers. Mieux encore, en ce jour, c’est sans rien dire qu’il reçu les réprimandes et humiliations de son frère dominicains.[18]

Par cette anecdote que je trouve très touchante, nous avons le parfait exemple du docteur qui est sérieux sans se prendre au sérieux en étant hautain, pédant et désagréable : on aimerait que saint Thomas ait davantage de fils dans le sein de la noble assemblée des intellectuels trop souvent bien enlaidie par le carriérisme à Rome ou dans les universités du monde entier.

Je passe sous silence les autres vertus pour en revenir à notre Evangile : « Vos estis sal terrae », « vos estis lux mundi ». Le docteur doit être le sel de la terre et la lumière dans le monde. Saint Thomas commente : la parole et l’enseignement du docteur devrait toujours être pleine de saveur, jamais insipide et sans profondeur : elle doit toujours exprimer la surabondance d’une contemplation pénétrante. Nos cathédrales se sont vidées parce que comme dit le psaumes 11ème : « diminutae sunt veritates a filiis hominum » La vérité de l’Evangile a été diminué au point de perdre toute sa vigueur et saveur dans la prédication !

Le sel dit saint Thomas a également la puissance de dessécher, de tuer les germes : le docteur, par sa parole et son enseignement doit savoir dévitaliser les germes du péché sans crainte de déplaire par démagogie. Le sel a encore dit saint Thomas, la vertu d’empêcher le pourrissement : la parole du docteur et du théologien catholique doit nous préserver de la corruption de la doctrine et de celle de tous les vices. Sal habet virtutem sanativam : le sel donne la bonne santé : il a une vertu médicinale ; Elisée l’utilisa pour purifier les eaux de Jéricho ( IV Reg. II, 19 s). Docteurs dans les choses de la Foi : ce sont eux qui ont charge de conserver l’intégrité de l’enseignement du divin maître. « Mais si le sel s'affadit, avec quoi le salera-t-on? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes, » « si sal evanuerit. » 

Saint Thomas commente :

- le sel s’affadit lorsque le théologien craint l’adversité,

- le sel s’affadit lorsque le docteur cherche non la gloire de Dieu, mais la sienne propre.

- le sel perd toute sa saveur « deviando a veritate » lorsque le docteur s’est laissé séduire par l’attrait des nouveautés et le plaisir intellectuel malsain d’être original et initiateur d’une nouvelle pensée, d’un nouveau système, d’une nouvelle théologie.

 

Lorsque le sel est ainsi affadi, il n’est plus bon à rien : le théologien s’est stérilisé, la grâce par lui n’est plus féconde dans les âmes et les intelligences ; il n’est plus bon qu’à être jeté dehors :

Saint Thomas commente : « idest extra Ecclesiam, extra paradisum, vel ab officio docendi removeatur » et le saint docteur site l’Apocalypse : « Dehors quiconque aime le mensonge et s'y adonne! » Apoc. 22, 15

Le magistère parle maintenant de plus en plus clairement, nous attendons les saines mesures qui pourront à nouveau permettre la gloire de l’Eglise et du nom de Jésus son divin Fondateur.

Jésus dit : « Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes. »

Saint Thomas commente : « et conculcetur ab hominibus, idest a daemonibus », le saint docteur n’occulte pas les vérités de l’Evangile, il a le courage d’exposer celle-ci sans timidité, même sur les points les plus impopulaires.

Si ceux qui ont reçu de Dieu la mission d’instruire ainsi les âmes dans le vérité se servent de l’autorité de la chaire pour fourvoyer les peuples: ces misérables ont à craindre les pires châtiments, « ils seront jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes. »

« Vos estis lux mundi »,le docteur doit illuminer par sa doctrine.

Saint Thomas commente : le prédicateur doit avoir trois qualités. Il doit avoir la stabilité dans la fidélité à l’enseignement du magistère, sans dévier de la vérité ; il doit donner la clarté et ne pas enseigner avec obscurité ; enfin, il doit chercher la gloire de Dieu et non la sienne.

« Que votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » Pour que la lumière de la Doctrina sacra puisse illuminer tous les fidèles et le monde entier.  Le docteur doit bien remplir le double office du sage.

Saint Thomas établit cet office dans son premier chapitre du Contra gentiles . Il écrit : « duplex sapientis officium: scilicet ;primo: docere veritatem divinam et secundo errorem contra veritatem impugnare. » Le sage est doit enseigner la vérité divine et aussi combattre l’erreur contraire. »

Saint Thomas n’a pas une philosophie du primat de la négation ; cependant, après avoir affirmé et contemplé avec optimisme la vérité par sa raison éclairée par la foi, il voit les méfaits de l’erreur et c’est pourquoi, afin de mieux faire briller la vérité, il prend soin également de condamner les sophismes de toute espèce.

Dans son encyclique Aeterni Patris, le pape Léon XIII a bien mis en valeur la terrible influence des intellectuels sur la vie des hommes :

Il écrit :

« Si l'on fait attention à la malice du temps, on découvrira sans peine (..) que la cause des maux qui nous accablent, consiste en ce que des opinions erronées sur les choses divines et humaines se sont peu à peu insinuées des écoles [pour se répandre ensuite] dans tous les rangs de la société, [et ces erreurs] sont arrivées à se faire accepter d'un très grand nombre d'esprits. Comme, en effet, il est naturel à l'homme de prendre pour guide de ses actes sa propre raison, il arrive que les défaillances de l'esprit entraînent facilement celles de la volonté ; et c'est ainsi que la fausseté des opinions, qui ont leur siège dans l'intelligence, influe sur les actions humaines et les vicie. »

Le docteur connaît cette influence maléfique et pour combattre cette peste de l’erreur et du mensonge, il comprend la nécessité de condamner sans cesse les erreurs sans dissimulation.

Saint Thomas le fait en exposant la vérité sans occultation, sans diminution et en condamnant l’erreur : l’Eglise a toujours fait ce travail par son Magistère, elle doit le faire de plus en plus fortement suivant la mesure du mal en présence.

C’est toujours ainsi que l’Eglise a rempli sa mission magistérielle. Dans tous les conciles dogmatiques, les chapitres ont presque toujours été suivis des anathèmes.

Saint Thomas a fait de même.

En exposant les 5 voies de démonstration de l’existence de Dieu, il réprouve en même temps la peste de l’athéisme, de l’agnosticisme et du modernisme, et ce par avance contre un Kant qui dans sa Critique de la raison pure a décapiter la philosophie et définit le dogme moderne du scepticisme de la raison.

Le pape Jean Paul II dans son encyclique Fides et ratio, a su manifester l’impérieuse nécessité d’en revenir à une saine métaphysique réaliste. Le Pape a réaffirmé (je cite) « la nécessité d'une philosophie de portée authentiquement métaphysique, c'est-à-dire apte à transcender les données empiriques pour parvenir, dans sa recherche de la vérité, à quelque chose d'absolu, d'ultime et de fondateur. C'est là une exigence implicite tant dans la connaissance de nature sapientielle que dans la connaissance de nature analytique; en particulier, cette exigence est propre à la connaissance du bien moral, dont le fondement ultime est le souverain Bien, Dieu lui-même. »[19]

En exposant le traité de l’homme, Saint Thomas condamne le dualisme manichéen et cathare[20], le matérialisme qui nie l’existence même de l’âme spirituelle, il condamne aussi le mépris platonicien de la matière et du corps ; il condamne toute forme d’idéalisme en affirmant : « Intellectus  hominis, in statu viae, necesse est quod a phantasmatibus abstrahatur »[21]

En exposant le traité de la grâce, Saint Thomas n’a pas manqué de condamner par avance : le naturalisme, le rationalisme et le jansénisme car l’homme sans la grâce si il ne peut observer la loi naturelle n’en demeure pas moins capable de faire quelque bien, sa nature n’étant pas totalement souillée et corrompue.

Dans son traité de la religion et des vertus théologales, on pourrait sans doute aussi trouver la condamnation avant la lettre du pastoralisme contemporain quand celui-ci en vient à relativiser à outrance l’importance du Culte que l’on doit à Dieu. Saint Thomas affirmait notamment sur ce point : « religio est quaedam protestatio fidei, spei et caritatis, quibus homo primordialiter ordinatur in Deum. »[22]

Je cesse ici l’énumération qui nous emmènerait trop loin. Il faudrait relire ici toute l’admirable réflexion du cardinal Siri[23] sur les errances du mouvement théologique contemporain. Je ne puis faire plus que de vous exhorter à le lire et méditer longuement.

Retenons seulement et ce sera l’essentiel : retenons qu’en suivant notre saint Docteur en matière philosophique et théologique,

- nous obéissons à notre Mère l’Eglise

- nous sommes assurés qu’avec un tel maître, nous sommes préservés de l’errance intellectuelle,

- et surtout, nous nous donnons le moyen sûr de conserver l’optimisme catholique car saint Thomas conduit à la contemplation de la vérité, et il expose aussi - contre le vice diabolique du scepticisme - comment est possible le bonheur dans la fidélité dans l’amour :

- amour conjugal pour ceux qui sont dans la mariage et

- amour envers Dieu dans la charité, car avec la grâce, tout est possible et rien n’est impossible à Dieu.

Terminons maintenant en sollicitant l’intercession de saint Thomas pour obtenir un plus grand amour des trois blancheurs :

Celle du saint Père afin qu’il puisse toujours compter sur notre fidélité indéfectible ;

Celle du très saint Sacrement afin que nous ne commettions jamais l’irrévérence sacrilège ;

Celle de la sainte Vierge qui doit nous conduire jusqu’au ciel des bienheureux où nous retrouverons nos meilleurs amis, dans un bonheur sans fin.

Saint Thomas, notre Dame et tous les saints, priez pour nous ! Ainsi soit-il !

 


 


[1] Somme théologique, Supplément, q. 96, a. 5, 6 et 7

[2] Saint Pie V dans sa constitution Mirabilis Deus

[3] Saint Pie V, le 15 avril 1567

[4] Léon XIII, Aeterni Patris, 4 aout 1879

[5] En 1880, Léon XIII

[6] Pie XI, Encyclique Studiorum ducem,

[7] « Fides et ratio », n°78

[8] Mt 28, 18-20

[9] CIC can. 749 ; Vatican I, Pastor aeternus, 4

[10] In Mattheum, c.16, n°1393

[11] In I Sent., dist.20, q.1, a.4 C, c.

In II Sent., distinction 44, q.2, a.3, c.: « ab ipso Papa gradus dignitatum diversi in ecclesia et disponuntur et ordinantur; unde ejus potestas est quoddam ecclesiae fundamentum…» « c’est par le Pape que les divers dignités sont données et ordonnés; et c’est pourquoi son pouvoir est un fondement de l’Eglise et c’est pourquoi aussi en toutes choses, nous sommes davantage tenus d’obéir aux Papes qu’aux évêques et archevêques. »

[12] Sent. IV, dist. 19, q.1, a.3a, ad 1um « Petro dedit singulariter potestatem remittendi peccata, (Matth. 16,) ut intelligatur quod ipse prae aliis habet potestatem jurisdictionis. »

[13] Angelus Walz, Saint Thomas d’Aquin, Louvain, 1962 page 69

[14] Angelus Walz, Saint Thomas d’Aquin, Louvain, 1962 page 69

[15] Jc IV, 6 

[16] Luc X, 21 

[17] saint Thomas avait une forte corpulence.

[18] Angelus Walz, Saint Thomas d’Aquin, Louvain, 1962 page 150

[19] n°83

[20] Supplément à la Somme : q. 41, a.1 à 3

[21] 2a 2ae, q.175, a.4, c.: « il faut que l'homme, dans l'état de voyageur, ait l'intelligence abstraite des images »

[22] 2a2ae, q.101, a.3, ad 1um : « la religion est une protestation de la foi, de l'espérance et de la charité, par lesquelles l'homme s'ordonne à Dieu de façon primordiale… »

[23] Cardinal Joseph Siri, Gethsémani, réflexions sur le Mouvement théologique contemporain, édition Téqui 1981