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Le Saint du Jour

 

3 novembre

   Saint Hubert (657-727)

 

Saint Hubert, né en 657, était un prince de la liguée de Clovis, roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d’une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l’étreindre de ses griffes redoutables. A ce spectacle, il poussa un cri vers le ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! » Aussitôt, se jetant sur l’animal féroce, il lui donna le coup de la mort. C’est là, sans doute, le premier titre de saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs.
Plus tard, Hubert chassait, un vendredi saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui n’était pas un crime, mais une chose fort peu convenable pour un chrétien. Soudain un beau cerf, qu’il poursuit avec ardeur, s’arrête et lui fait face. Entre les cornes de l’animal brille une croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : "Hubert ! Hubert ! Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer. — Seigneur, s’écrie le jeune prince, que voulez-vous que je fasse? — Va vers l’évêque Lambert, il t’instruira. ».
Quelques années après nous trouvons Hubert, qui a renoncé à tous ses droits sur la couronne d’Aquitaine, vêtu d’un costume de pèlerin et cheminant vers Rome. Comme il arrivait an tombeau des saints apôtres, le pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l’évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l’ordre d’envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour prier, à la basilique de Saint-Pierre.
Le pontife trouva en effet l’humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre au joug que lui imposait la volonté de Dieu. De retour en sa patrie, Hubert fonda l’évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules ; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu’on se lassât de l’entendre.
A la puissance de la parole, il joignait celle des miracles. A sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l’incendie s’éteignaient, la sécheresse la plus désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde, qui venait réjouir les campagnes : « Le Dieu d’Élie est le nôtre, disait-il, implorons-le, dans la prière et le jeûne; la miséricorde fera le reste. »
Une voix céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés. » II se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu le 3 mai 727, à l’âge de soixante-dix ans.

 

 

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