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27 novembre 2006

 

« Je n’ignore pas, Chrétiens, que la science ne soit un présent du ciel, et qu’elle n’apporte au monde de grands avantages je sais qu’elle est la lumière de l’entendement, le guide de la volonté, la nourrice de la vertu, l’amie de la vérité, la compagne de la sagesse, la mère des bons conseils ; en un mot, l’âme de l’esprit et la maîtresse de la vie humaine. Mais comme il est naturel à l’homme de corrompre les meilleures choses, cette science, qui a mérité de si grands éloges, se gâte le plus souvent en nos mains par l’usage que nous en faisons. C’est elle qui s’est élevée contre la science de Dieu; c’est elle qui, promettant de nous éclaircir, nous aveugle plutôt par l’orgueil ; c’est elle qui nous fait adorer nos propres pensées sous le nom auguste de la vérité ; qui, sous prétexte de nourrir l’esprit, étouffe les bonnes affections, et enfin qui fait succéder à la recherche du bien véritable une curiosité vague et infinie, source inépuisable d’erreurs et d’égarements très pernicieux. »

 

Bossuet,

Panégyrique de sainte Catherine.

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